Suivez-nous Facebook Twitter

L'épreuve du Sinaï - n° 17

Yitro: une religion de la nuance  (25 min)

Micho Klein - enseignant du judaïsme

ORGANISATEUR
 
 

4 commentaires

S'approprier la Torah 18 janvier 17:09, par Andrée-Geneviève Verne

Il y a ligature, les liens figurés par le « fils-scéllé » ne serait-ce pas ce qu’il y aurait à sacrifier : le narcissisme du père, sa fusion avec ce fils élu ?
La leçon midrashique serait se séparer de l’arrogance (qui veut dire ne pas se poser de question) : non pas seulement écouter la voix, sinon entendre les nuances dont la parole peut être seulement émise du fait même de notre interrogation. Notre parole ne s’acquiert-elle pas du fait de l’ouverture de l’oreille aux nuances -comme vous dites- ?
Et ici, n’est-ce pas à l’aune des sonorités du shofar que ces nuances nous seraient offertes dans les oppositions dans la langue : monter et descendre sur et de la montagne ?
De sorte que La Voix, la voie des « dix Paroles et/ou Commandements ne saurait faire son œuvre sans le travail de l’humain.

Une apparente cruauté 14 janvier 14:52, par Haïm

C’est vrai que cet épisode suscite de nombreuses questions dont la plus grande est le silence d’Avraham, alors que pour éviter la destruction de Sodome, il s’est livré à un marchandage de vendeur de tapis. Mais la réponse est écrite littéralement dans le texte. Nul besoin de parler de "ligature" ou de descendre après être monté comme le fait Rachi stupidement. Il est dit :. וְנִשְׁתַּחֲוֶה וְנָשׁוּבָה אֲלֵיכֶם
Comment savait-il qu’il allait revenir sans dire qu’il était menteur ou un croyant extrémiste ? Parce qu’il savait que Dieu ne pouvait, en aucun cas, faire cela. C’est cela l’épreuve : se taire devant cette apparente cruauté. Il savait pertinemment que Dieu était totalement miséricordieux. Il avait totalement confiance en Lui. Il n’avait pas besoin de marchander, il se passerait assurément quelque chose.

Terre sainte ? 13 janvier 13:08, par Edmond AMAR

La fin de votre exposé rejoint tout à fait un des thèmes favoris de la pensée de Yeshayahou Leibowitz (z""l). Il n'y a pas de lieu saint en soi, intrinsèquement comme vous dites, c'est le comportement des juifs qui sanctifie (ou pas !) un lieu. C'est d'ailleurs ainsi que Y. Leibowitz expliquait le geste de Moshé brisant les premières tables : elles étaient sans valeur après le veau d'or.
Y. L. critiquait l'attitude d'une partie du monde orthodoxe hostile à toute concession territoriale au nom de la sainteté présumée de TOUTE la terre d'Israël.

Un temps pour gravir et un temps pour attendre 12 janvier 21:58, par joy

Merci de votre commentaire clair et subtil comme les précédents. On peut se reporter facilement aux séquences citées. Il y a un temps pour monter et donner sans être sacrifié et un temps pour attendre et recevoir sans mourir d'impatience, à condition de conserver une écoute "nuancée".

Ajouter votre commentaire

 
ORGANISATEUR
 
 

Biographie du conférencier

Micho Klein - enseignant du judaïsme

Micho Klein enseigne à la Yechiva des Étudiants de Paris. Il est spécialiste du commentaire de Rachi. (Mise à jour: juin 2009)

Lire le texte sur Sefarim

Sefarim: la Bible du Rabbinat
 
ORGANISATEUR
 
 
 
 

Les autres conférences sur le même sujet

Les autres conférences du conférencier